jeudi 3 mai 2012


Mgr Rey : A l’approche des élections

Tous les Français sont appelés dans les jours qui viennent à exercer leur devoir civique au cours des prochains scrutins présidentiel et législatif. Des questions décisives sont en jeu : quelle société voulons-nous pour nous-mêmes et nos enfants ? Dans un contexte de crise, comment garantir la dignité de chacun, en particulier des exclus et des plus démunis, assurer le vivre ensemble et la paix sociale ? Quel mode de vie éclairé par l’Evangile désirons-nous proposer à tous comme une espérance ? Comment l’application du principe de laïcité peut-il donner place à l’expression publique de la liberté religieuse ? 

Comme les évêques de France l’ont rappelé en octobre dernier [1], le contexte de crise financière, économique et sociale que nous vivons rend encore plus urgente la participation éclairée de tous aux prochains scrutins et, au-delà des périodes électorales, de porter le souci du bien commun et de la justice, en vue d’édifier une société plus solidaire et plus respectueuse de « l’écologie de l’homme » et de son environnement. 
Chacun d’entre nous a « un devoir moral de cohérence » entre sa foi et son engagement civil et politique . En 2002, dans une Note adressée spécialement aux catholiques engagés en politique [2], le Cardinal Ratzinger soulignait « que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé » . Il n’est permis à personne de « soutenir par son vote » des programmes ou des lois qui contreviennent gravement à la dignité de la personne humaine créée à l’image de Dieu. 

Dans leur déclaration d’octobre 2011, les évêques de France ont identifié plusieurs points de discernement. Parmi eux, il y en a trois que le Pape Benoît XVI a déclaré être des « principes non-négociables » [3]. Je le cite :

la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ; 
la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d’union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ; 

la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants.

Comme pasteur de ce diocèse et au moment où vous vous apprêtez à exercer votre devoir de citoyen, j’invite chacun à honorer ces principes d’humanité, que nous rappellent le Christ et son Eglise. 

L’Eglise n’a pas à donner des consignes de vote ou d’abstention ni à se prononcer en faveur de tel ou tel candidat, mais la responsabilité morale et spirituelle inaliénable qui lui revient, est d’éclairer les consciences sur ce qui porte gravement atteinte aux fondements éthiques et anthropologiques de la vie, de la famille et de l’éducation. 

Que la lumière du Ressuscité éclaire nos consciences et les consciences de ceux à qui le destin de notre pays va être confié ! 

+ Dominique Rey - Evêque de Fréjus-Toulon
Message de monseigneur Rey 
aux fidèles du diocèse de Fréjus-Toulon 
à l’approche des échéances électorales. 




lundi 16 avril 2012

Témoignages




              Nous sommes appelés à rendre témoignage de tout ce que Dieu a réalisé par son Fils Jésus-Christ. Il est ressuscité et nous sommes témoins!

A partir de ce mois nous allons approfondir notre foi à travers les témoignages de vie que Dieu nous appelle à porter devant les hommes, car nous évangélisons les uns les autres quand nous partageons nos expériences personnelles avec le ressuscité. 

            "J'ai commencé ma vie chrétienne avec mes parents mais surtout ma marraine en allant à la messe et en participant au catéchisme
dans ma paroisse. C'était un enseignement strict et pas très attrayant du coup à l'âge de l'adolescence, je me suis détournée de tout ça
et j' ai préféré m'amuser et passer du temps à faire mes devoirs, je suis quand même allée jusqu'à ma profession de foi mais sans grande conviction et plus parce que c 'est comme ça que l'on faisait dans ma famille.

Plus tard, lorsque j'ai commencé ma vie active, je ne pensais qu'au travail, à mon plaisir et j'ai mené une vie très égoïste, avec le recul je ne suis vraiment pas fière de moi. Mais à cette époque mon travail m'occupait 7 jours sur 7 pendant 9 mois de l' année donc j'avais décidé qu'il n'y aurait pas de place pour la religion et pour Dieu.

Puis avec mon mari, nous avons décidé d'avoir un enfant et Mélanie est arrivée, seulement le jour de sa naissance elle ne respirait plus, après réanimation, elle est rapidement revenue à elle. Du coup, j'ai beaucoup réfléchi à tout ce qui concernait Dieu et le cadeau de la vie etc..

            Petit a petit j'ai plus ouvert mon esprit et mon coeur à Dieu, je l'ai également beaucoup remercié pour ce cadeau. Quand Mélanie a grandit et qu'elle m'a posé des questions sur Dieu , le Paradis et les anges je me suis retrouvée sans réponse. J'ai donc décidé de l'inscrire à l'éveil à la foi et plus tard au catéchisme, j'ai donc suivi avec elle un 2ème chemin.
             Quelques années plus tard, j'ai rencontré la Communauté Douce Mère de Dieu, j'ai appris à leur côté et à travers leur témoignage à vivre plus simplement , moins égoïstement et j'ai redécouvert les lectures de la Bible grâce au parcours initial que j'ai partagé avec eux.
Ce parcours m' a donné la possibilité de faire ma Confirmation, ce qui m' a apporté une grande joie et une plénitude dans ma vie.
Mon regard sur la vie et les autres a changé et j'essaye au quotidien d'appliquer des règles de vie différentes, j'espère être plus juste , je ne juge plus les gens et j'accepte les autres tels qu'ils sont et je n' essaye pas de les changer...

           J 'apprends à mes enfants le respect de la vie, de la famille, du travaille respect d'eux mêmes et surtout des autres."

 Isabelle GENOIS